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Étudiants suivant un cours dans un amphithéâtre, travaillant sur ordinateurs portables. Illustration de l’usage des LMS dans l’enseignement supérieur pour gérer apprentissage et évaluation.
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7 signaux forts pour repenser l’expérience étudiante et l’évaluation en 2026

Retour du Salon de l’Expérience Étudiante, où nous avons échangé avec une centaine de professionnels de l’enseignement supérieur. Notre équipe était présente pour la deuxième édition du Salon de l’Expérience Étudiante (SEE). La digitalisation des évaluations est inévitable notamment car l’IA impose la data, et les pressions réglémentaires augmentent. En deux jours d’échanges intensifs, sur les stands, en marge des conférences, autour d’un café, nous avons pris le pouls de ce qui préoccupe aujourd’hui les établissements d’enseignement supérieur. Voici ce que nous en retenons. 1. L’expérience étudiante : le cœur du modèle Premier constat, massif : l’expérience étudiante n’est plus un sujet périphérique. C’est devenu un enjeu central de pilotage et de développement pour les écoles. Et cette notion va bien au-delà de la salle de cours. Elle couvre l’accueil, les espaces de travail, la vie associative, le sport, la santé, le logement, l’alternance. Le signal est clair : les étudiants ne choisissent plus une école uniquement pour son diplôme, mais pour l’expérience globale qu’elle propose. Une mauvaise expérience dans une seule dimension peut compromettre l’ensemble du parcours étudiant. Les projets de transformation sont diverses comme : le campus Saint-Thomas de Sciences Po, CentraleSupélec, le futur campus de l’ESTP avec son complexe sportif et son programme de renaturation, la transformation de l’IESEG à Lille. Partout, les établissements investissent pour faire de leurs sites de véritables lieux de vie. 2. Santé mentale : une responsabilité des établissements Plusieurs conférences ont abordé frontalement le sujet de la santé mentale étudiante. Des étudiants connectés en permanence mais physiquement seuls. Les écoles ne dissocient plus formation et vie étudiante : la réussite académique dépend du bien-être global. Ce que nous avons entendu sur les stands va dans le même sens. Les responsables de scolarité et de vie étudiante que nous avons rencontrés décrivent une mission qui s’est considérablement élargie ces dernières années. Le campus ne peut plus être un simple lieu de passage, il doit devenir un cadre protecteur, stimulant, où l’on a envie de rester. 3. Qu’attendent les étudiants en 2026 ? Nos échanges avec les professionnels présents au salon convergent avec les enquêtes récentes. Les étudiants attendent un accompagnement concret vers l’emploi, un engagement sociétal visible de leur école, des formats pédagogiques hybrides mêlant présentiel et distanciel, et des évaluations justes, transparentes et adaptées aux réalités du monde professionnel. Les thématiques des conférences du SEE reflétaient cette diversité d’attentes : capitaliser sur l’IA pour accompagner les étudiants, s’adapter aux parcours « mosaïques » (alternance, freelance, engagement, mobilité), communiquer avec la génération Z, repenser le campus comme un micro-écosystème sociétal. La promesse éducative se mesure désormais à l’ensemble de l’expérience vécue, de la candidature jusqu’au diplôme en passant bien entendu par les épreuves d’évaluations. 4. L’évaluation devient le maillon stratégique On parle beaucoup de campus, d’espaces de vie, d’insertion professionnelle. Mais il est un sujet qui revient sur le dessus de la pile des préoccupations : l’évaluation. Effectivement, c’est l’évaluation qui permet de développer et mesurer les compétences acquises. Ce sont les examens qui sont le moment de vérité du parcours académique. La digitalisation des évaluations et des examens, longtemps négligée dans les projets de transformation numérique des écoles, revient aujourd’hui sur le devant de la scène. L’émergence de l’IA, les cas de fraude récents, la nécessité de proposer des épreuves modernes et sécurisées : tout converge vers un même constat : Il devient indispensable de s’appuyer sur une plateforme dédiée à cet exercice fiabiliser et sécuriser les examens, et exploiter les données pédagogiques que seul le numérique peut générer. 5. L’IA bouscule l’évaluations traditionnelles Les enseignants ont encore une perception anxiogène qui crée un climat de méfiance parfois contre-productif. Face à ce bouleversement, les établissements sont confrontés à des choix structurants : interdire, encadrer ou intégrer l’IA dans les cursus. La réalité montre que former les étudiants à un usage critique et éthique de ces outils est la voie la plus porteuse. Mais elle suppose de repenser en profondeur les modalités d’évaluation. Le copier-coller depuis ChatGPT n’est que la partie émergée de l’iceberg : c’est la nature même de ce qu’on évalue qui doit évoluer. L’évaluation ne peut plus se contenter de mesurer la restitution de connaissances. Elle doit évaluer la compréhension, l’argumentation et la capacité à mobiliser des savoirs dans des situations complexes. Moderniser les pratiques d’évaluation devient à ce rythme un enjeu crucial. Digitaliser ses examens, ce n’est pas simplement remplacer le papier par un écran. C’est aussi concevoir des épreuves qui évaluent réellement les compétences visées y compris la capacité à utiliser l’intelligence artificielle de manière pertinente et encadrée. Digitaliser, c’est aussi permettre aux enseignants de mutualiser leurs banques de questions, d’importer des sujets générés par IA, d’extraire des données pour analyser plus finement l’acquisition des étudiants et consacrer donc plus d’énergie à ce qui compte : l’accompagnement pédagogique. 6. Sécuriser les épreuves à enjeu Les cas de fraude qui ont marqué l’actualité des concours et évaluations récentes rappellent l’urgence de sécuriser les examens. Le numérique permet de combiner plusieurs garde-fous : verrouillage d’écran, filtrage réseau wifi, traçabilité complète des actions, génération de sujets uniques par disposition aléatoire. Sur une plateforme spécifiquement conçue pour cet exercice, la sécurité est native, pas bricolée. Et l’approche ne se réduit pas au proctoring. Sécuriser une épreuve à enjeu, c’est un ensemble cohérent de dispositifs pour avoir la juste balance entre la surveillance et le contrôle de l’environnement afin de couvrir une sécurisation optimale des épreuves en présentiel comme à distance. C’est ce juste équilibre qui permet aussi de garantir l’équité pour tous les étudiants, quel que soit leur équipement ou leur localisation. 7. Exploiter les données pour piloter la pédagogie : un impératif pour l’avenir Chaque examen numérique génère des données précieuses : taux de réussite par question, discrimination entre niveaux de maîtrise, temps de réponse, identification des lacunes récurrentes, et tant d’autres… Aujourd’hui, la plupart des établissements ne les exploitent pas (ou très peu). C’est un gisement considérable d’amélioration continue qui reste inexploité. Ce pourquoi il est urgent de digitaliser pour profiter de données de

Photo de Gautier de THEIA, illustrant la transformation numérique et collaborative des évaluations dans l’enseignement supérieur.
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De la réticence à l’adhésion, comment impliquer les acteurs clés dans un projet de digitalisation d’examens ?

Digitaliser les évaluations n’est pas qu’une question d’outils : c’est avant tout une transformation humaine et organisationnelle, où chaque acteur – direction, scolarité, enseignants, étudiants – doit trouver sa place. Entre contraintes techniques, rythmes académiques et cultures institutionnelles variées, l’enjeu dépasse l’adoption d’une plateforme : il s’agit de construire une adhésion durable autour d’un nouveau modèle d’évaluation. Toute innovation bouscule. Certaines équipes, notamment pédagogiques, peuvent redouter une perte de repères ; d’autres y voient une opportunité de renforcer la fiabilité, la traçabilité et l’équité des examens.Comment concilier ces visions, lever les résistances et embarquer l’ensemble des parties prenantes ? Cet article s’appuie sur plus de cent projets menés avec nos clients pour proposer une méthode structurée, éprouvée sur le terrain, afin de passer de la réticence à l’adhésion dans tout projet de digitalisation des examens. 1. Comprendre la typologie d’institution d’enseignement avant d’agir Avant tout projet de transformation, il est essentiel d’identifier la structure décisionnelle et la gouvernance de l’établissement. Il existe des écoles avec des gouvernances très différentes ; la clé consiste à cartographier les parties prenantes et les niveaux potentiels de décision dès le démarrage de la mission, puis à engager rapidement un échange avec la personne disposant du plus grand poids décisionnel. Cette première analyse permettra d’introduire les deux principaux modèles d’organisation suivants, qui orientent la stratégie de conduite du changement : Cette distinction détermine la stratégie de conduite du changement : leadership fort et communication descendante pour les structures intégrées, co-construction et pilotage collectif pour les structures autonomes. 2. Cadrer le besoin d’évaluation avant toute implémentation Tout projet de digitalisation ou de dématérialisation des évaluations commence par une phase de cadrage solide et structurée. Avant de sélectionner un outil, il est essentiel de clarifier les objectifs et d’aligner toutes les parties prenantes autour des priorités du projet. Trois questions fondamentales doivent guider cette réflexion : Cette mesure concrète du problème crée un sentiment d’urgence partagé. Par exemple, dans une école comme HEC, 30 jours ont été gagnés en moyenne grâce à un projet de dématérialisation des examens. Astuce : Si la quantification précise n’est pas possible, il est tout aussi utile d’identifier les goulets d’étranglement ou les tâches chronophages qui pourraient être supprimées ou automatisées grâce au projet. Chacun vit le problème différemment et percevra les bénéfices selon son rôle : 3. Construire la vision autour du changement avant de former à l’outil d’évaluation Avant de parler de tutoriels ou de tests techniques, il faut définir et partager une vision claire du futur. Exemple de vision pour un projet de dématérialisation des évaluations : « Nous voulons garantir la fiabilité, la traçabilité et l’équité de nos examens tout en divisant par deux le temps d’organisation et de correction des épreuves. » Exemple de vision pour un projet de digitalisation globale : « Notre ambition est de rendre chaque acteur – enseignant, scolarité, étudiant – acteur de son processus d’évaluation, grâce à des outils simples, intégrés et transparents. » Cette vision donne du sens à l’effort collectif. Elle permet d’aligner les départements autour d’un objectif commun : gagner en efficacité tout en renforçant la qualité pédagogique et institutionnelle. 4. Créer une coalition motrice plutôt qu’un simple comité de projet Même avec une coalition solide, certains acteurs peuvent constituer des bloqueurs : manque de temps, scepticisme face à la technologie ou crainte de la complexité du projet. Il est essentiel d’identifier ces freins dès le début, de comprendre leurs causes et de les traiter par le dialogue et des preuves concrètes (tests, démonstrations, cas pilotes). En parallèle, valoriser les soutiens les plus engagés aide à rééquilibrer les forces et à renforcer la dynamique collective. Dans les établissements d’enseignement supérieur, les projets de digitalisation touchent plusieurs départements et acteurs. Un chef de projet seul ne suffit pas : il faut construire une coalition motrice autour des bons profils. Cette coalition doit réunir des personnes qui ressentent réellement les bénéfices attendus ou pour qui la problématique actuelle est critique. C’est cette conscience partagée du “point de de douleur” qui alimente l’énergie du projet. 5. Anticiper et gérer la résistance du corps pédagogique au changement Les résistances sont inévitables dans les projets de dématérialisation : crainte de la perte de contrôle, peur des bugs techniques, manque de confiance dans les outils ou surcharge ressentie pendant la période de transition. Cette résistance provient souvent du corps pédagogique, où la diversité des profils et des postures face à la technologie crée des niveaux d’adhésion variables. Pour les gérer efficacement : Découvrez ces use cases détaillés pour voir comment d’autres établissements ont transformé leur gestion des évaluations grâce à la digitalisation. Un bon accompagnement repose sur la pédagogie et la proximité : écouter, faire tester, rassurer, corriger rapidement et valoriser les premiers progrès. Il est souvent plus efficace de miser sur des réussites visibles et partagées que d’essayer de convaincre tous les réfractaires en même temps. En valorisant ces succès, on crée un effet d’entraînement qui transforme progressivement les sceptiques en acteurs du changement. 6. Lancer un Proof of Concept (POC) ou un premier examen pilote Il peut être stratégique, une fois le besoin clairement cadré, de lancer un Proof of Concept (POC) ou un premier pilote. Cette expérimentation ciblée permet de valider la faisabilité technique, de mobiliser les équipes dans un cadre concret et de contrer l’inaction souvent provoquée par une analyse prolongée ou la multiplicité des parties prenantes. Le POC agit comme un catalyseur : il transforme la planification en action et sécurise les décisions futures. Quand la réflexion s’éternise, rien ne vaut un test pour avancer. Si vous sentez qu’un POC pourrait être le bon levier pour débloquer les résistances et engager les équipes ! 7. Préparer et rythmer le projet de digitalisation des évaluations avec le calendrier académique Les POC et pilotes sont des leviers clés pour amorcer la dynamique et réduire l’inaction. Ils permettent d’entraîner les équipes, d’identifier les obstacles techniques ou humains et de prouver la valeur du projet avant un déploiement global. Les projets de digitalisation échouent rarement à cause

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