Etudiant qui triche avec son téléphone portable pendant un examen

Examens et fraude : les solutions concrêtes pour éviter la triche en présentiel

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Adrien Becquaert

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En 2026, deux étudiants sur trois admettent avoir utilisé l’IA générative lors d’une évaluation. Pas un téléphone planqué sous la table ou un complice. Mais un LLM, comme ChatGPT, capable de rédiger une réponse en quelques secondes.

La fraude aux examens n’a pas augmenté, elle a simplement changé et s’est modernisée.

Aujourd’hui, ce déséquilibre est devenu un risque d’intégrité pour tous les établissements écoles et centres de formation qui font passer leurs examens sur des plateformes LMS ou non sécurisées.

Dans cet article, nous allons vous présenter des solutions concrêtes qui ont fait leurs preuves face à la fraude lors de passage d’évaluations en présentiel.

Etudiant composant sur Theia

Repenser la conception de l’épreuve pour rendre la triche plus difficile

Disposition aléatoire : chaque copie devient unique

La disposition aléatoire permet de présenter un examen différemment pour chaque étudiant et candidat. Deux étudiants dans la même salle ne voient pas les mêmes questions au même moment, et si les réponses sont à choix multiples, elles ne sont pas dans le même ordre de propositions non plus.

La triche collaborative « t’as quoi à la question 3 ? » devient structurellement impossible car la question 3 et la réponse A de l’un, n’est pas la question 3 et la réponse A de l’autre.

Des formats d’épreuves qui limite la facilité d’utilisation de l’IA

Une plateforme d’évaluation numérique en ligne permet d’intégrer des supports qui rendent plus difficile l’utilisation des outils d’IA générative.

Une vidéo à analyser. Un extrait audio à décrypter. Comment copier-coller cela dans ChatGPT ?

La réponse est : on ne peut pas. Ces formats multimédia créent une friction naturelle et radicale face à l’IA.

L’arme la plus puissante : la restriction du réseau internet

Il existe un levier anti-fraude redoutablement efficace, et pourtant rarement exploité à sa pleine valeur : la restriction du réseau internet.

Le principe est simple : l’accès à l’épreuve est restreint aux étudiants connectés sur un réseau Wi-Fi dédié aux examens.
Mais ce n’est pas tout. Ce même réseau Wi-Fi peut être configuré pour n’autoriser qu’une seule destination : l’URL de la plateforme d’évaluation.


Résultat : les étudiants connectés en salle peuvent accéder à l’épreuve mais ont accès uniquement à leur examen. Pas à Google. Pas à ChatGPT. Ces sites sont fonctionnellement inexistant (blacklist) pour surfer sur le web ou faire appel à des sources externe.

Le coût est marginal. L’efficacité est totale. Vous pouvez consulter un cas d’usage du Centre de Formation Meulan les Mureaux qui a mis en place ce dispositif.

Un réseau internet qui ne mène nulle part, sauf à la copie.
C’est la définition d’un environnement d’examen réellement sécurisé.

La surveillance humaine et la communication : deux piliers que le numérique ne remplace pas

Le rôle irremplaçable du surveillant en salle

Il serait tentant de croire que plus une plateforme est sécurisée, moins les surveillants sont nécessaires.

La présence physique d’un surveillant reste l’un des facteurs de dissuasion les plus puissants qui existent. Non pas parce qu’il voit tout, mais parce que l’étudiant ne sait pas ce qu’il voit.

Un surveillant doit être présent et visible, positionné au fond de la salle, derrière les rangées, avec une vue directe sur les écrans. Un changement d’interface, une fenêtre qui s’ouvre, ce sont des signaux qu’un œil humain peut capter naturellement.

La communication pour effet de dissuasion

L’autre levier humain souvent négligé, c’est la communication préventive. Avant le début de l’épreuve, un rappel clair et explicite des règles avec notamment : ce que la plateforme détecte et bloque, ce que les screenshots documentent, les sanctions encourues, changent radicalement le calcul des étudiants et des candidats qui peuvent être tentés de tricher.

En plus d’être efficace, c’est l’investissement le moins coûteux et le plus simple à mettre en place de toute la stratégie anti-fraude.

Les dispositifs techniques ne valent que si les étudiants savent qu’ils existent.
La communication dissuasive fait partie intégrante du dispositif anti-fraude mis en place dans les examens.

Prerequis essentiel : Agir sur l’environnement de composition

Restriction et partage d’écran : cadrer la passation et documenter les cas de fraude

Des plateformes comme Theia proposent des solutions pour restreindre l’environnement de l’utilisateur qui encapsulent donc entièrement la session d’examen.

Une fois activé, la solution supprime toute possibilité de sortir de l’interface. Aucun onglet ne peut être ouvert, aucun changement de fenêtre n’est possible, le copier-coller est désactivé. Les raccourcis clavier habituels (Alt+Tab, Ctrl+C, Ctrl+V) ainsi que les combinaisons systèmes sont aussi tous neutralisés, rendant la triche plus difficile.

Bloquer ne suffit pas. Ce qui change tout dans un contexte académique, c’est de pouvoir prouver.

Capture écran ordinateur

Dès qu’une manipulation suspecte est détectée (tentative de raccourci clavier, comportement anormal sur l’interface) une ou plusieurs captures d’écran se déclenchent. Ces screenshots sont horodatés et conservés dans la plateforme.

En cas de contestation, l’établissement dispose d’une preuve tangible de fraude, exploitable en commission disciplinaire.

Pourquoi toutes ces solutions changent l’équation

Les attentes envers un produit peuvent être très fortes, mais celui-ci ne devrait pas être la réponse par défaut à chaque session d’examen que l’on souhaite sécuriser. Il faut parfois revenir au principe de base auxquels on ajoute ces briques fonctionnelles et techniques structurantes.

Tout miser sur un produit c’est souvent prendre le risque d’alourdir le processus et de s’exposer à des frictions le jour J. La clé est de trouver l’équilibre parfait. Les solutions proposées ici permettent de construire un environnement dans lequel tricher n’est plus une option viable.

Conclusion

  • La fraude aux examens ne disparaîtra pas. Elle s’adapte, elle se modernise.
  • Les établissements qui ont le mieux réussi à contenir la fraude ne sont pas ceux qui vérouillent le plus. Ce sont ceux qui ont rendu la triche tellement coûteuse, risquée et peu rentable, que leurs étudiants ont fait un calcul simple : ça ne vaut pas la peine.

Vous voulez voir comment ces dispositifs se configurent concrètement sur THEIA ? Prenez 30 minutes avec notre équipe.

Auteur

Adrien Becquaert
Adrien Becquaert, Responsable des Partenariats chez THEIA, accompagne l’enseignement supérieur dans sa transformation numérique.
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