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Quand tu crois que la rentrée se fera dans un monde virtuel…

A force d’entendre parler d’outils numériques, de digitalisation des campus, de transformation de la pédagogie, tu imagines un monde idéal. Un monde sans distance, sans perte de temps, sans obstacle à la découverte d’activités extra-scolaire, un monde ludique, joyeux et ouvert. Tu y croiserais tes amis, tes professeurs, tes voisins ou voisines comme ceux et celles qui habitent au Pérou ou en Indonésie. Tu leur parlerais dans ta langue et la conversation serait traduite instantanément dans les deux sens. Tu les aimerais et parfois les écouterais t’apprendre d’autres choses, d’autres éléments de leur culture.

Alors lorsqu’on nous parle de plus en plus souvent de metaverse, d’immersif, de virtualité, de connexion entre les communautés et les populations au-delà de toute barrière géographique, un air frai s’engouffre dans nos têtes. Nous devenons impatients de nous y retrouver. Nous avons hâte de tester, de vivre l’expérience. L’attractivité du virtuel n’est plus à démontrer. De nombreuses universités ou écoles de l’enseignement supérieur prennent ce pari des metavers. Toutes ont déjà vécu la distanciation obligatoire, l’enseignement à travers un écran, le recours massif aux plateformes numériques pour faciliter l’accès à la connaissance. Aussi, il semble logique d’aller plus loin encore et de transplanter un campus entier dans un monde virtuel. Il y a des raisons purement économiques, des motivations écologiques pour réduire les déplacements de tous, des enjeux territoriaux et d’accès universel au savoir, des gains réels dans l’efficacité de l’apprentissage des gestes, des savoir-faire. Il y a aussi des enjeux de compétitivité entre les établissements et la communication autour des nouvelles technologies acquises est un atout indéniable.

Ainsi, chacun s’accorde à dire que le présentiel c’est tout de même mieux. Mieux comment ? C’est la nature de nos relations humaines qui est mise en avant. Nous avons besoin des autres, de dialogue certes, mais aussi de contacts. Visuels, parce que se voir en vrai, c’est tout à fait autre chose que derrière un écran. Le ressenti, les émotions sont des signaux physiologiques qui se transmettent entre nous. Contacts charnels aussi, parce que serrer une main, prendre dans ses bras, ou claquer une bise, sont des gestes sociaux profondément ancrés dans nos cultures européennes. Ajoutons à cela que notre cerveau se fatigue devant un écran alors qu’il évolue dans son milieu naturel, lorsque nous sommes en présence les uns des autres. Notre attention est sur sollicitée dans le virtuel tandis que nous comprenons et percevons rapidement les choses dans le monde physique. Question d’habitude sans doute, mais question cruciale pour tous ceux qui en font l’expérience au quotidien depuis la pandémie et l’avènement du travail à domicile.

            La proximité, c’est l’affaire de tous !

Or le numérique n’est pas du tout incompatible avec le présentiel. Au contraire. Réduire l’usage des outils à la distanciation est un raccourci que nous devons éviter. Car le numérique doit avant tout proposer un enrichissement de l’expérience. Des expériences, devrait-on écrire, si l’on considère que l’expérience étudiante est à distinguer de l’expérience pédagogique. Et en effet, dans tous les domaines, la réflexion porte sur la complémentarité à créer entre virtuel et physique. Ainsi, par exemple, peut-on lire à propos de la culture et des lieux culturels : « Le succès d’une offre numérique, en ligne ou in situ, nécessite de dépasser la seule numérisation d’une expérience ou d’un contenu existant. Il implique également une conception et des interactions adaptées au format proposé, et en cohérence avec l’offre physique, lorsque celle-ci existe… Les technologies numériques ont un rôle à jouer pour donner le goût d’aller au théâtre, au musée, au cinéma, de lire un livre, de consulter un fonds d’archives ou de découvrir la richesse de son environnement architectural, urbain ou patrimonial. »

Encore faut-il former les enseignants au développement de cours intégrant les facilités et les avantages du numérique. Car enseigner aujourd’hui comme on le faisait hier n’est plus accepté par le public étudiant. « L’innovation n’est pas que technologique », souligne toutefois Stéphanie Lavigne, directrice générale de Toulouse Business School (TBS), qui ajoute : « Si j’enseignais comme il y a quinze ans, je me prendrais des tomates ».

Parmi les avancées que propose le numérique, les exemples des plateformes THEIA et UbiCast démontrent tout l’intérêt d’un usage du numérique en complément du présentiel.

            UbiCast, pour faire de la création de contenu un jeu d’enfant

Ainsi UbiCast, plateforme pour créer, intégrer et enseigner avec des vidéos pédagogiques a mis en évidence lors d’études que c’est l’usage de la vidéo en complément du cours administré en présentiel qui donne les meilleurs résultats. Les étudiants progressent alors de B à A dans leur notation. On comprend que la demande soit vive pour ces supports vidéo qui font désormais partie intégrante de nos quotidiens et encore plus de celui de la jeune génération.

On imagine que l’enseignant y trouve son compte aussi. Il pourra, via la vidéo, présenter les parties plus théoriques de son cours, et réserver son temps d’intervention auprès des étudiants à des exercices, des échanges et à répondre à leurs questions. Mais il gagne aussi sur le plan de la motivation des étudiants et même de leur attention, puisque l’alternance des formats donne du rythme et dynamise son discours.

La vidéo est, par ailleurs, un excellent support pour faciliter la pédagogie de la classe inversée. Préparer une séance participative en s’appuyant sur des contenus vidéos que toute la classe a pris le temps de visionner en amont, est plus simple. C’est la garantie que tous les étudiants travaillent sur les mêmes informations au départ ; la plateforme garantissant un accès fluide et équivalent pour tous. Dans cet esprit, UbiCast propose sur sa plateforme un lecteur vidéo interactif qui engage les étudiants à commenter et enrichir le cours avec des ressources complémentaires.

Ainsi le numérique vient compléter l’enseignement traditionnel et non pas le remplacer. Il en va de même en matière d’évaluation, de mesure du progrès dans l’apprentissage

            THEIA : évaluer et s’entraîner, à distance et en présence

Pour proposer de nouveaux formats d’évaluation ou d’examen, la plateforme THEIA est un outil performant et agile. Elle permet aux enseignants de configurer à loisir des interactions de qualité avec les étudiants mais aussi de les inciter à évaluer plus finement leur apprentissage. Quelle que soit la complexité de l’examen imaginé par l’enseignant, la plateforme autorise toutes les configurations avec un très haut degré de personnalisation. Elle intègre notamment des modules de e-learning et de data analytics pour aider l’enseignant à atteindre ses objectifs pédagogiques.

La plateforme THEIA permet entre autres fonctionnalités de :

  • Créer les questions avec 12 types de questions incluant dissertations, vidéos, QCM, questions interactives (par exemple : associer un mot-clé à une zone de l’image)
  • Créer l’examen lui-même : en y inscrivant directement les étudiants et en intégrant directement les questions en provenance d’une base externe
  • Assister à l’examen en temps réel : ce qui permet par exemple de suivre sur un tableau de bord l’avancement de composition de chaque élève, le temps passé en dehors de la copie, ou encore ajouter du temps supplémentaire…
  • Corriger l’examen : en mode automatique sauf pour les questions de type dissertation.
  • Analyser les résultats et les consulter à tout moment dans un carnet de note ou une synthèse de compétences (numérisés).

Il faudra s’y habituer, l’usage des outils numériques dans l’enseignement supérieur va se développer. Pour le plus grand bien à la fois des apprenants et des enseignants, cela créera une dynamique favorable à l’émergence des talents de demain.

Pour autant, l’expérience ne sera pas toujours vécue dans un monde virtuel !